Léopards : un entraîneur expatrié pour quels moyens ?

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Eliminée pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations, la République démocratique du Congo est à la recherche d’un nouveau sélectionneur. Après l’expérience des locaux ces six dernières années, la FECOFA veut retenter un expatrié.

Marc Wilmots, Pascal Dupraz, Christian Gourcuff, Alain Giresse, Sébastien Migné, Hugos Broos… Voici quelques noms qui sont cités pour succéder à Christian Nsengi qui n’a pas réussi à qualifier les Léopards pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN21) qui se jouera à partir de janvier 2022 au Cameroun.


A part le français Pascal Dupraz, tous ces entraîneurs expatriés cités et qui manifesteraient leur intérêt, ont dirigé au moins une fois, une sélection africaine.


Si le choix d’un expatrié paraît sportivement logique pour la RDC à la quête d’une restructuration de sa sélection nationale après l’expérience de Jean-Florent Ibenge (4 ans à la tête des Léopards) et l’aventure ratée de Christian Nsengi (une année et demie), financièrement, le pays est-il capable de supporter le coût ?


Jean-Florent Ibenge avait un salaire annuel de 18 mille dollars qui, du reste était difficilement payé. Son successeur, Christian Nsengi, devrait aussi péniblement toucher la même somme, bien que n’ayant jamais signé un contrat formel avec le gouvernement congolais qui prend en charge le salaire du sélectionneur.


Pour un entraîneur expatrié, il faudrait, en toute logique, doubler ou tripler ce montant. Ce qui installe des inquiétudes quant à la capacité, sinon la volonté, de la partie congolaise à honorer en bonne et due forme ce contrat.


Evidemment, l’Etat congolais est largement en mesure de sortir le chéquier, mais quand il faut imaginer les embouteillages administratifs qui règnent entre les ministères des Sports, du Budget et des Finances, il y a de quoi s’inquiéter. Les entraîneurs expatriés n’auront pas la même tolérance et la compréhension des tristes réalités congolaises comme Ibenge et Nsengi.


En matière d’argent, Hugo Broos, par exemple, ne badine pas. Le technicien belge a traduit la fédération camerounaise devant les instances de la FIFA, après son limogeage en 2017 à deux mois de la fin de son contrat. Il avait demandé en plus du paiement de ses deux mois (il touchait mensuellement plus de 50 millions de dollars) de salaire restant, ses arriérés et des pénalités. C’est en juin 2020 que le Cameroun paiera tout son argent, heureusement sans dommages et intérêts.


Le dernier expatrié à entraîner la RDC fut Claude le Roi. Le Français touchait dans les 40 mille dollars, le mois.


Socrate Nsimba


(SNK/Yes)


12-Avril-2021

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